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Delta Air Lines quitte Dubaï

La polémique entre les compagnies américaines et celles du Golfe vient de connaître un nouveau rebondissement avec la décision de Delta Air Lines de se retirer de Dubaï.

Après avoir annoncé en août dernier une réduction de ses fréquences entre Atlanta-Hartsfield Jackson et l’aéroport de Dubaï, Delta Air Lines vient de jeter l’éponge en supprimant définitivement  ses quatre vols hebdomadaires, à compter du 11 février 2016. Alors qu’elle bénéficie de l’exclusivité absolue sur cette route depuis 2007, Delta justifie paradoxalement son désistement par une croissance démesurée de l’offre qui, selon elle, aurait augmenté de 2008 à 2014 de « 11000 sièges par jour entre les Etats-Unis et Dubaï, Doha et Abou Dhabi », à 95% au profit des compagnies du Golfe.

Delta crie au dumping

Delta profite de l’occasion pour tacler ses rivales du Golfe dans un communiqué au vitriol, intitulé : « Les compagnies subventionnées du Golfe forcent Delta à abandonner le ATL-Dubaï « . Cette sortie pour le moins provocatrice, relance la polémique qui fait rage entre les US3 (Delta Airlines, American Airlines et United Airlines) et les ME3 (Emirates, Qatar Aiways et Etihad Airways), depuis mars 2015.  Date à laquelle une enquête commanditée par les premières accuse ouvertement les secondes de concurrence déloyale. Sur la base de ce document, plutôt controversé, les US3 ont demandé à leur gouvernement d’ouvrir des consultations avec le Qatar et les Emirats Arabes Unis, au sujet de supposées subventions de 42 milliards de dollars US que ces pays auraient versées à leurs compagnies aériennes depuis 2004.

Retour de boomerang

Loin de se laisser impressionner, les compagnies aériennes du Golfe rejettent catégoriquement les allégations de leurs rivales d’outre-Atlantique et dégainent à leur tour. En mai 2015, Etihad Airways a répliqué par sa propre étude dont la réalisation a été confiée à la société de conseil internationale The Risk Advisory Group. Dans ce rapport accablant, Etihad pointe du doigt les aides publiques perçues par « les trois plus gros transporteurs américains Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines Group, ainsi que par d’autres compagnies avec lesquelles elles ont fusionné » estimées à « 71,48 milliards de dollars US ». Selon The Risk Advisory Group, ces avantages proviendraient de « la restructuration sous le Chapitre 11 du code américain des faillites, leur apportant au moins 35,46 milliards de dollars US et de renflouements de fonds de pension, totalisant 29,4 milliards de dollars US, reçus de la Pension Benefit Guaranty Corporation du gouvernement américain ». Ce sauvetage financier aurait ainsi permis aux US3 de passer d’une situation de quasi-faillite à celle de leaders actuels du marché aérien et d’afficher l’année dernière des « bénéfices nets collectifs de 8,97 milliards de dollars US », soit « 45% du total de 19,9 milliards de bénéfices enregistrés en 2014 par l’ensemble de l’industrie aérienne ». Etihad a conclu son rapport par un appel à l’apaisement qui ne semble pas avoir trouvé d’écho chez Delta et consorts. Autant dire que la bataille du ciel est loin de connaitre son épilogue.

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